La République des amateurs
Les amateurs photographes autour de 1900 dans les collections de la Société française de photographie

Encouragée par les simplifications techniques des procédés photographiques, la pratique amateur du médium se renforce considérablement au tournant des années 1880. Les plaques de verre au gélatino-bromure d’argent, plus sensibles que les émulsions antérieures, sont produites industriellement et très vite adoptées par de nombreux photographes amateurs. Nécessitant moins de connaissances chimiques que pour la génération des pionniers, cette pratique se distingue néanmoins de l’extrême simplification technique qu’inaugure la compagnie américaine Eastman à la même époque avec son appareil Kodak. Elle requiert encore un important investissement en temps, une connaissance fine du matériel. La maîtrise des développements techniques est souvent acquise et perfectionnée grâce à l’appartenance de l’amateur à des cercles associatifs tels que, en France, la Société française de photographie (SFP). Cette pratique amateur se développe par conséquent dans un milieu social aisé et se structure autour d’associations qui donnent à leurs membres l’opportunité de se réunir pour échanger et comparer leurs travaux.


> Cet ouvrage est publié à l’occasion de l‘exposition
"La République des amateurs : les amateurs photographes autour de 1900 dans les collections de la Société française de photographie", organisée conjointement par le Jeu de Paume et la Ville de Tours, en collaboration avec la Société française de photographie, et présentée au Château de Tours du 18 juin au 6 novembre 2011.

> Textes : Garance Chabert, Julie Jones
et Carole Troufléau-Sandrin
Éditions du Jeu de Paume, Paris
64 pages, prix de vente : 12 euros

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