La grande image n’a pas de forme
Conférence de François Jullien sur Ai Weiwei

Lors de sa conférence du 24 février 2012, "La grande image n’a pas de forme", François Jullien a abordé la capacité d’Ai Weiwei à faire cohabiter dans son œuvre la plus grande diversité de formes possibles.

Ai Weiwei ne se limite pas à une forme qui se cantonnerait dans sa détermination, se figerait stérilement en elle-même et se priverait des autres possibles. Il maintient la forme dans son com-possible, ouverte à l'exploration.

C'est pourquoi l'œuvre d'Ai Weiwei nous rappelle la formule de Laozi, texte principal du taoïsme écrit au VIe siècle avant J.-C. :
"Le grand carré n'a pas d'angle,
la grande image n'a pas de forme".

Mais en quoi cette œuvre reste-t-elle insoumise et ne se laisse guider par aucune injonction politique ?


François Jullien est philosophe et sinologue. Professeur à l'Université Paris Diderot, directeur de l'Institut de la pensée contemporaine ainsi que du Centre Marcel-Granet, et détenteur de la chaire sur l’altérité au Collège d’études mondiales à la Maison des Sciences de l’Homme, il a produit une œuvre importante et riche, visant à questionner le monde occidental depuis son Dehors chinois et en mettant en tension l’écart qui les sépare. Ses œuvres sont traduites en de nombreuses langues. Parmi ses dernières parutions : Les transformations silencieuses (Grasset 2009) ; L'invention de l'idéal et le destin de l'Europe ou Platon lu de Chine (Le Seuil, 2009 ) ; Le Pont des singes (De la diversité à venir) (Galilée, 2010) ; Cette étrange idée du beau (Grasset, 2010) ; Philosophie du vivre (Gallimard, 2011).

La grande image n’a pas de forme

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