Manuel Álvarez Bravo : Les images fixes d’un film ?
Table Ronde avec Laura Gonzalez, Gerardo Mosquera, Rita Eder et Alvaro Vázquez Mantecón

L’histoire de la photographie moderne reconnait Manuel Álvarez Bravo comme la grand figure de la photographie mexicaine.
Il fut l’un des fondateurs de la photographie moderne, une place qu’on ne lui reconnaît même pas au Mexique, où il fut mis au ban des listes exclusives (par eurocentrisme autant que par ignorance) des histoires hégémoniques de la photographie mondiale. Son exercice de modernité tient aussi à sa recherche de synthèse, à son formalisme "constructif" et à sa tendance à l’abstraction, remarquée au début de sa carrière et ignorée ensuite par les approches critiques qui ont privilégié le mexicanisme et le surréalisme perçus dans son œuvre. Son sens cinématographique du mouvement et sa condition de sujet urbain, témoin de la modernisation de la ville de Mexico dans les années 1920 et 1930 ne sont pas moins importants.

L'exposition "Manuel Álvarez Bravo. Un photographe aux aguets (1902-2002)" et la table ronde qui l’accompagne cherchent à mettre en lumière ces différents aspects de l'œuvre, à travers la nouvelle vision de l’artiste proposée par les commissaires.
Les interventions de Laura Gonzalez et Gerardo Mosquera portent sur leurs recherches lors de l’élaboration de l'exposition. Rita Eder parle de sa collaboration avec Manuel Álvarez Bravo et de ses photographies de la décennie 1920-1930 et Alvaro Vázquez Mantecón clôture ces interventions en présentant les films réalisés par le photographe mexicain.
Manuel Álvarez Bravo : Les images fixes d’un film ?

Articles liés