Inventer le possible. Une Vidéothèque éphémère
Rencontre avec Julia Morandeira Arrizabalaga et Éric Baudelaire


Dans le cadre de l'exposition « Inventer le possible. Une Vidéothèque éphémère », présentée du 14 octobre 2014 au 8 février 2015, le Jeu de Paume a organisé une rencontre avec les artistes Julia Morandeira Arrizabalaga et Éric Baudelaire.



En proposant au spectateur de créer sa propre programmation « Inventer le possible. Une Vidéothèque éphémère », s'est positionné avant tout comme une archive provisoire de vidéos réalisées entre 2004 et 2014, à travers des contextes et des territoires très variés : du désert du Koweït à la forêt amazonienne, en passant par le nord du Canada, le Bengladesh, le Sénégal, l’Indonésie… Documentaires ou fictions, films d’animation, expérimentales ou performatives, les vidéos sélectionnées mettaient en scène des récits souvent empreints d’une couche de mystère ou d’énigme. Sans formuler de réponses univoques, elles invitaient les spectateurs à inventer de nouvelles alternatives possibles.

LES ARTISTES
Julia Morandeira Arrizabalaga du collectif Declinación Magnética
Julia Morandeira Arrizabalaga, chercheuse et commissaire indépendante, est membre de Declinación Magnética, et actuellement en résidence à la fondation Kadist à Paris, où son projet d'exposition, « Canibalia » ouvrira le 6 février 2015.
Groupe de recherche et de production basé à Madrid et Bilbao qui réunit artistes visuels, théoriciens et commissaires d’exposition, Declinación Magnética ancre sa démarche dans les études décoloniales et postcoloniales. Son travail s’attache à l’hybridation de méthodologies découlant du recours à des stratégies artistiques et de recherche dans d’autres sphères de la pratique et de la production de connaissance.
Declinación Magnética s’est créé dans le contexte de la plateforme de recherche Decolonizando estéticas y conocimiento [Décoloniser les esthétiques et la connaissance], un projet de Matadero Madrid et du Goldsmiths College de Londres, initié à l’automne 2012. Depuis lors, le groupe a développé et participé à des projets d’exposition et des débats dans divers contextes : Tasneem Gallery (Barcelone), Arts Combinatories/Fundacio Antoni Tapies (Barcelone), « El nuevo rapto de Europa » [« Le nouveau rapt européen »] (Museo Reina Sofia/Fundacion de los Comunes), Festival Zemos98, Casa Encendida, MUSAC León et Matadero Madrid.
http://declinacionmagnetica.wordpress.com

Éric Baudelaire
Né à Salt Lake City en 1973. Vit et travaille à Paris.
À travers le film, la photographie, l’estampe ou l’installation, Éric Baudelaire interroge la relation entre image et événement, document et narration. Sa pratique artistique, ancrée dans un travail de recherche, fait appel à des mises en scène complexes qui tendent vers le réel, plaçant le spectateur dans une situation de questionnement des modes de production, de construction et de consommation des images et des récits. Le travail d’Éric Baudelaire a fait l’objet d’expositions monographiques à Bétonsalon (Paris), à la Kunsthall Bergen (Norvège), au Beirut Art Center (Beyrouth), à Gasworks (Londres), à la Synagogue de Delme (Lorraine) et au Hammer Museum de Los Angeles. L’artiste a également participé à la Triennale au Palais de Tokyo (Paris), à Documentary Forum / A Blind Spot à la Haus der Kulturen der Welt (Berlin), à la Biennale de Taipei et à la Baltic Triennial (Vilnius). Ses œuvres figurent dans les collections du Centre Pompidou-Musée national d’art moderne (Paris), du Fonds national d’art contemporain (Paris), et du Whitney Museum of American Art (New York). Ses longs métrages L’Anabase de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi, et 27 années sans images (2011), The Ugly One (2013) et Lettres à Max (2014) ont été sélectionnés dans de nombreux festivals dont Locarno, le FIDMarseille, l’International Film Festival de Rotterdam et le San Francisco Film Festival.
http://baudelaire.net

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