Inventer le possible. Une Vidéothèque éphémère
Rencontre avec Ursula Biemann et Wim Catrysse (en anglais)

Dans le cadre de l'exposition « Inventer le possible. Une Vidéothèque éphémère », présentée du 14 octobre 2014 au 8 février 2015, le Jeu de Paume a organisé une rencontre avec les artistes Ursula Biemann et Wim Catrysse.



En proposant au spectateur de créer sa propre programmation « Inventer le possible. Une Vidéothèque éphémère », s'est positionné avant tout comme une archive provisoire de vidéos réalisées entre 2004 et 2014, à travers des contextes et des territoires très variés : du désert du Koweït à la forêt amazonienne, en passant par le nord du Canada, le Bengladesh, le Sénégal, l’Indonésie… Documentaires ou fictions, films d’animation, expérimentales ou performatives, les vidéos sélectionnées mettaient en scène des récits souvent empreints d’une couche de mystère ou d’énigme. Sans formuler de réponses univoques, elles invitaient les spectateurs à inventer de nouvelles alternatives possibles.

LES ARTISTES
Ursula Biemann
Née à Zurich en 1955. Vit et travaille à Zurich.
Vidéaste et théoricienne, Ursula Biemann développe une pratique fortement axée sur la recherche, mêlant travail de terrain et documentaire vidéo sur des zones frontalières, des lieux de circulation de populations et de ressources. Dans ses installations vidéo Black Sea Files (2005), Egyptian Chemistry (2012) et Deep Weather (2013), elle s’intéresse à l’écologie sociale du pétrole et de l’eau. Sa dernière œuvre vidéo, Forest Law (2014), traitant des ressources écologiques de l’Amazonie, lui a été commanditée par le Broad Art Museum du Michigan. Ses installations vidéo ont été présentées dans les biennales internationales d’art d’Istanbul, Liverpool, Séville, Shanghai, Gwangju et Montréal. Outre la publication de plusieurs ouvrages, elle a été nommée docteur honoris causa ès lettres de l’université suédoise d’Umea en 2008 et a reçu en 2009 le prix suisse Meret Oppenheim.
www.geobodies.org

Wim Catrysse
Né à Louvain en 1973. Vit et travaille à Anvers.
Depuis la fin des années 1990, Wim Catrysse s’intéresse, dans ses installations vidéo, aux limites des constructions visuelles en prenant comme point de départ un édifice architectural ou des éléments topographiques. Il traduit ses recherches en œuvres cinématographiques où la mise en jeu de forces élémentaires et leur équilibre jouent un rôle essentiel. Il en résulte une accumulation d’images qui communiquent une menace physique, d’images qui recèlent quelque chose de dérangeant et, souvent, contestent l’évidence de nos perceptions les plus banales. Wim Catrysse est titulaire d’un master d’arts visuels délivré en 1997 par les Instituts Saint-Luc de Bruxelles. De 1997 à 2000, il a suivi un cursus complémentaire à l’Institut supérieur des beaux-arts et arts visuels (HISK) d’Anvers, puis à la Glasgow School of Art. Son travail a notamment été présenté à la Künstlerhaus Bethanien, Berlin, au S.M.A.K. Stedelijk Museum voor Actuele Kunst, Gand, au Lieu unique, Nantes, et au Bozar, Bruxelles.

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