Activités éducatives 2016-2017
Enseignants et équipes éducatives, scolaires et publics jeunes
Concorde, Paris

En écho à sa programmation, le Jeu de Paume développe des ressources et des propositions autour des pratiques de l’image. En interrogeant leur dimension artistique, leurs enjeux ou leurs usages sociaux, il s’agit de mieux comprendre la manière dont les images sont construites et perçues dans l’histoire et dans l’actualité.
Les actions en direction des enseignants et des équipes éducatives, les partenariats et les parcours pour les scolaires, comme les activités avec les publics jeunes, sont élaborées dans une dynamique de dialogue entre les images et les mots, les idées et les expériences.


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PROGRAMME OCTOBRE 2016 / MAI 2017

SOULÈVEMENTS
18 octobre 2016 – 15 janvier 2017
Commissaire : Georges Didi-Huberman

Le Jeu de Paume confie la totalité de ses espaces au philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman pour un grand projet réunissant à la fois des œuvres anciennes et contemporaines. « Soulèvements » est une exposition transdisciplinaire sur le thème des émotions collectives, des événements politiques en tant qu’ils supposent des mouvements de foules en lutte. Il s‘agit d‘interroger la représentation des peuples, au double sens – esthétique et politique. Georges Didi-Huberman s’appuie sur le travail historique et théorique qu’il mène depuis quelques années en parallèle d’une série d’ouvrages intitulés L’Œil de l’histoire et dont les derniers affrontent la question de l’« exposition des peuples ». « Soulèvements » traite des mouvements – corporels, tectoniques, sociaux – par lesquels quelque chose qui était dessous remonte à la surface et transforme soudain la réalité. Elle donne à voir les forces et les gestes humains qui soulèvent le monde ou se soulèvent contre lui : gestes collectifs ou individuels, gestes d’actions ou de passions, d’œuvres ou de pensées. Ce sont des gestes qui disent non face à un état de l’histoire considéré comme trop « pesant » et qu’il faut donc « soulever ». Ce sont aussi des gestes qui disent oui à quelque chose d’autre : à un monde désiré meilleur, un monde imaginé ou esquissé, un monde autrement vivable ou pensable. Les figures du soulèvement sont déclinées sans hiérarchies de médiums : peintures, dessins, gravures, installations vidéographiques, photographies, films de fiction, images documentaires, manuscrits d’écrivains, tracts, affiches, etc. Le parcours de l’exposition suit un cheminement sensible et intuitif dans lequel le regard peut se focaliser sur des situations traitées avec précision, afin d’échapper à tout regard généralisateur. Cela à travers cinq grandes parties : éléments, gestes, mots, conflits et désirs.

Axes de travail
— Mouvements des corps, gestes et expressions.
— Figurations des contestations et des luttes.
— Images et histoire, arts et politique.
— Images et textes, graphisme et diffusion.
— Conception de l’exposition, montage et agencement.


ÉLI LOTAR
14 février – 28 mai 2017
Commissaires : Damarice Amao, Clément Chéroux et Pia Viewing

Après une enfance passée à Bucarest, Éli Lotar (Paris, 1905-1969) arrive en France en 1924 et devient l’un des premiers photographes et cinéastes de l’avant-garde parisienne. Proche de Germaine Krull, qui lui apprend le métier, il publie dans les principales revues novatrices (VU, Jazz, Arts et métiers graphiques) et participe aux expositions internationales (« Fotographie der Gegenwart », « Fifo », « Salon de l’araignée »). Georges Bataille présente en 1929 dans sa revue Documents la fameuse série des Abattoirs de la Villette, qui fascine les surréalistes. Associé de Jacques-André Boiffard, collaborateur de Roger Vitrac, d’Antonin Artaud et de Prévert, ami d’Alberto Giacometti et responsable de la section photo de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, Éli Lotar laisse une œuvre qui concentre toute l’audace, l’inventivité et l’engagement de la période de l’entre-deux-guerres et se prolonge avec le célèbre film documentaire Aubervilliers en 1945. Les avancées dans le champ des études du surréalisme, de la photographie, mais aussi du cinéma, permettent de poser aujourd’hui un regard neuf sur son travail en restituant la singularité de sa trajectoire et de son univers visuel. Cette exposition, conçue à partir des archives du photographe conservées au Centre Pompidou, propose de réenvisager le rôle de cet acteur crucial de la modernité.

Axes de travail
— Arts et cultures dans l’entre-deux-guerres.
— Usages de la photographie et échanges avec le cinéma.
— Mouvements d’avant-garde et expérimentations.
— Le quotidien et le banal, l’insolite et l’étrange.
— Documentation sociale et militante.


PETER CAMPUS
14 février – 28 mai 2017
Commissaire : Anne-Marie Duguet

Né en 1937 à New York, Peter Campus est un artiste majeur dans le domaine de la vidéo et des nouveaux médias. Après une licence de sciences en psychologie expérimentale à l’université d’État de l’Ohio en 1960, il étudie au Film Institute de l’université de New York et participe aux ateliers expérimentaux de la célèbre WGBH-TV de Boston. Sa carrière de pionnier englobe une vaste gamme de médias, en premier lieu l’art vidéo, mais aussi la photographie, la peinture ainsi que la vidéo numérique. Dès 1971, ses premières bandes explorent l’anatomie du signal vidéo par rapport à la psychologie humaine et à la perception. « La caméra vidéo rend possible un point de vue extérieur simultané avec son propre soi », écrit l’artiste. Outre de nombreuses œuvres vidéo monocanal, Peter Campus a exploré les caractéristiques de la vidéo live par des installations en circuit fermé et des œuvres sculpturales élaborées, composées de caméras, de projecteurs et d’écrans. Dans son travail plus récent, il extrait des images de paysages et d’intérieurs dans des scènes géométriques picturales à l’aide de techniques numériques sophistiquées.
Cette exposition réunit un ensemble conséquent d’œuvres de Peter Campus et met en relation son travail vidéo avec ses œuvres photographiques. Elle s’attache à montrer l’évolution, d’un média à l’autre, des grands thèmes qui traversent son œuvre.

Axes de travail
— Art vidéo, espaces et passages entre les médiums.
— Dispositifs électroniques et surfaces de projection.
— Installations, perceptions et activités du spectateur.
— Exploration et transformation des images numériques.
— Portrait et paysage, réalité et imaginaire.



OUVERTURES À L’ÉTÉ 2017


ED VAN DER ELSKEN
13 juin – 24 septembre 2017
Commissaire : Hripsimé Visser

Ed van der Elsken (Amsterdam, 1925-Edam, 1990) est l’un des photographes documentaires les plus intenses des années 1950 à 1970. Il entame des études d’arts appliqués durant l’Occupation et s’intéressera toute sa vie au graphisme, à la sculpture et au dessin. En 1950, il quitte les Pays-Bas pour Paris et réalise la série de photographies intitulée Une histoire d’amour à Saint-Germain-des-Prés, qui deviendra l’un des livres de photographies les plus importants du XXe siècle. Ses tirages très contrastés accentuent le caractère dramatique, romantique et non conformiste de ses images.
Première rétrospective de cette envergure en France, l’exposition réunit un ensemble d’images, de films, de livres et de maquettes, qui retrace toutes les étapes de son travail.


ISMAÏL BAHRI
13 juin – 24 septembre 2017
Commissaire : l’artiste et Marta Gili

Né à Tunis en 1978, Ismaïl Bahri vit et travaille entre la France et la Tunisie. À travers le dessin, la photographie, l’installation et essentiellement la vidéo, il s’attache à rendre perceptibles des phénomènes infimes, des micro-événements. Les matériaux souvent précaires dont il use sont manipulés et conduits à une transformation au moyen de gestes et de procédés d’inspiration mécanique, liés au cinéma ou à la photographie. Si la production de traces constitue un acte de « révélation », le retrait et l’effacement des formes sont autant de moyens pour développer des expériences qui s’appuient sur le caractère organique et impermanent des choses.
Cette première exposition monographique en France présente une sélection de ses œuvres et une pièce inédite produite à cette occasion.


Les activités éducatives du Jeu de Paume
bénéficient du soutien de


Neuflize OBC,
mécène privilégié du Jeu de Paume


et d'Olympus France,

et de la collaboration des Amis du Jeu de Paume.
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