Nadar, la norme et le caprice
Dossier documentaire
du 29 mai
au 07 novembre 2010
Jeu de Paume, Château de Tours

Mode d'emploi
Conçu par le service éducatif, en étroite collaboration avec l’ensemble de l’équipe du Jeu de Paume, ce dossier propose, aux enseignants et à leurs élèves, des outils de réflexion et d’analyse pour leur permettre de construire leur propre rapport aux œuvres.

Il se compose de deux parties :
Découvrir les expositions offre une première approche des artistes et des œuvres exposées à travers la présentation de données chronologiques, iconographiques et bibliographiques.
Approfondir les expositions développe plusieurs axes thématiques autour de l’image et de l’histoire de la représentation, des encadrés sur des sujets transversaux intitulés "repères" et des pistes de recherche en relation avec les programmes scolaires (bulletins officiels du primaire et du secondaire).
Ce dossier est remis aux enseignants à l’occasion des visites préparées, au cours desquelles un conférencier du Jeu de Paume présente les œuvres et le projet de l’exposition. Outre la préparation de la venue des élèves aux expositions, ces séances sont destinées à élaborer les axes de travail qui seront développés en classe.

Pour plus d’informations
Tél. 01 47 03 04 95 / serviceeducatif@jeudepaume.org


Nadar, la norme et le caprice. Disparu il y a tout juste 100 ans, Félix Tournachon dit Nadar (1820 – 1910), dont l’art de portraitiste a souvent été célébré, reste l’emblème de la photographie du XIXe siècle. La décennie des années 1850 a vu la réalisation des portraits des plus grands artistes de la bohême parisienne, et la mise au point d’une recette qui assure le succès de l’atelier sous le Second Empire.
Sous la Troisième République, alors que Paul Nadar (1856 – 1939) accompagne l’entreprise paternelle puis lui succède, la standardisation du portrait apparaît souvent comme une dérive commerciale. L’exposition révise ce point de vue en considérant le rôle du succès des photographies d’acteurs et d’actrices de théâtre de l’époque comme une vision complémentaire de la société fin de siècle. L’atelier du photographe apparaît alors comme le carrefour de la norme et du caprice : portraits des figures illustres et représentations solennels du corps social côtoient grimaces et gesticulations, parades et mimodrames du monde du spectacle.

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