Figurations cinématographiques de l’histoire / 2
Master class sous la direction de Christian Delage, historien et professeur à l’université Paris 8
le 25 novembre 2011
16h00 - 18h30
Concorde, Paris

Pour l’historien, un film ne s’inscrit presque jamais dans un univers déconnecté de toute référence. Il possède même de nombreuses marques d’historicité, signes, entre autres, du caractère collectif de sa production, de sa mise en œuvre et de ses usages.
Les efforts effectués ici ou là pour favoriser une approche méthodique de lecture des films ont contribué à leur appropriation par les chercheurs. Leur usage se répand désormais dans des travaux dont ils ne sont pas la source principale, tout en privilégiant, dans leur lecture, les exigences d’une analyse scientifique.

Les master classes procèdent de deux principes : inviter des professionnels du cinéma et trouver une forme adaptée à l’exposé, la projection d’images et la discussion. Au cours de ce cycle, quatre professionnels évoqueront la manière dont leurs expériences, artistiques et personnelles, ont contribué à la construction d’une figuration cinématographique de l’histoire.

Ce cycle est réalisé en partenariat avec l’EHESS, l’université Paris 8, l’IHTP-CNRS, Culture visuelle et Cinémadoc.


> Séance 2 : "L'archive cinématographique et le travail de montage.
À propos du montage en cours du film JOHN FORD, SAMUEL FULLER, GEORGE STEVENS, DE HOLLYWOOD À NUREMBERG".
Avec Christian Delage, historien et réalisateur
et en présence d'Isabelle Poudevigne, monteuse.

Depuis une dizaine d'années, les recherches de Christian Delage portent sur le statut de médiation et de preuve des images animées, particulièrement celles prises pendant la Deuxième Guerre mondiale et celles présentées lors des grands procès internationaux. Elles ont abouti à la publication d’un livre, La Vérité par l’image. De Nuremberg à Milosevic (Denoël, 2006), à la réalisation d’un film, Nuremberg. Les nazis face à leurs crimes (Arte, 2006), à l'écriture du parcours historique permanent d'un mémorial (Compiègne, 2008) et à la conception d’une exposition, Filmer les camps (Mémorial de la Shoah, 2010).
En quoi la connaissance de l'histoire peut-elle s'enrichir de ce passage d'une forme d'écriture à l'autre ? Comment le travail à la table de montage permet de modifier un point de vue établi à partir d'autres médiations ?
Le film autour duquel est organisée cette master class porte sur l'expérience de guerre de trois cinéastes américains et à la manière dont ils ont rendu compte par l'image des combats et des violences dont ils ont été les témoins dans le Pacifique, en Afrique du Nord et en Europe de l'Ouest, entre 1939 et 1945.


> À l'auditorium, le vendredi 25 novembre à 16 heures. Trois euros ou entrée libre sur présentation du billet d'entrée aux expositions (valable uniquement le jour même). Gratuit pour les adhérents du Jeu de Paume et les étudiants et enseignants de l’université Paris 8.