Les Boyadjian
Photographes arméniens à la cour du Négus
du 19 juin
au 02 septembre 2007

Cette exposition composée d'objets, de textes et de photographies, met en relief le destin singulier d'une famille arménienne, les Boyadjian, photographes officiels du Négus sur plusieurs générations et témoins privilégiés de la vie de la communauté arménienne en Éthiopie au XXe siècle.

Si elle fut utilisée en Afrique relativement tôt, la photographie est restée un outil essentiellement occidental jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Avant cette période, on trouve très peu de photographes africains. En revanche, de nombreux photographes étrangers travaillent en Éthiopie dès les années 1860, période où les soldats du Génie royal britannique importent ce médium dans la Corne de l'Afrique. Des Italiens comme l'architecte Giacomo Naretti, ou un certain Hénon qui serait l'auteur du plus ancien portrait de Ménélik, réalisé vers 1888, ont ainsi pratiqué la photographie en Éthiopie. Mais ce n'est qu'en 1905 que le premier photographe professionnel s'installe à Addis-Abeba.
D'origine arménienne, Bedros Boyadjian devient l'un des photographes de la cour de Ménélik. Ses fils, Haïgaz et Tony lui succèdent. Tony Boyadjian devient le photographe de cour de Ras Tafari, futur empereur Haïlé Selassié, à la fin des années 1920. C'est à lui que l'on doit de nombreux portraits officiels du souverain éthiopien.
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