Activités éducatives 2017-2018
Enseignants et équipes éducatives, scolaires et publics jeunes
Concorde, Paris

Centre d’art dédié aux pratiques de l’image des XXe et XXIe siècles (photographie, cinéma, vidéo, installation, création en ligne…), le Jeu de Paume a vocation à produire ou coproduire des expositions, des cycles de cinéma, des colloques, des séminaires, des publications et des activités éducatives. En interrogeant les dimensions artistiques, les enjeux ou les usages des images, il s'agit de mieux en comprendre les contextes de production et les conditions de réception historique ou contemporaine.
Les propositions en direction des enseignants et des équipes éducatives, les actions pour les scolaires et les activités avec les publics jeunes sont élaborées en lien étroit avec les contenus des oeuvres présentées et dans une dynamique d’échanges.


POUR TOUT SAVOIR DES ACTIVITÉS, TÉLÉCHARGEZ LE DOCUMENT LIÉ EN BAS DE PAGE.


PROGRAMME OCTOBRE 2017 / MAI 2018

ALBERT RENGER-PATZSCH
17 octobre 2017 – 21 janvier 2018

Indépendamment du rôle qu’il joua dans la Nouvelle Objectivité – mouvement artistique apparu en Allemagne au début des années 1920 –, Albert Renger-Patzsch (Wurtzbourg, 1897-Wamel, 1966) est l’une des figures les plus importantes et les plus influentes de la photographie du XXe siècle. Renger-Patzsch définit sa pratique en ces termes : « Utiliser des moyens photographiques pour créer une photographie qui existe par sa nature même de photographie. » Le photographe se distingue par sa manière de concevoir la photographie documentaire et d’en étendre l’horizon et la portée.
Cette rétrospective entend dresser un panorama des grands thèmes, moments et genres qui ont marqué sa production, en distinguant trois périodes : ses débuts, où il photographie des plantes pour les éditeurs Folkwang-Auriga, jusqu’à la profusion thématique qui joue un rôle décisif dans l’élaboration de son livre Die Welt ist schön [Le monde est beau], paru en 1928 ; la période qui suit son installation à Essen, dans la région de la Ruhr, période marquée par une intense créativité portant notamment sur des sujets associés à des lieux, des bâtiments et des objets industriels ; enfin, après la Seconde Guerre mondiale, quand il se découvre un intérêt nouveau pour la nature et les paysages.

Axes de travail
— Exploration des spécificités de la photographie.
— Nouvelle photographie de l’entre-deux-guerres.
— Description du réel et « objectivité ».
— Construction des images, répétition et série.
— Objets, industries et paysages.


ALI KAZMA
17 octobre 2017 – 21 janvier 2018

Les œuvres d’Ali Kazma (né à Istanbul en 1971) soulèvent des questions fondamentales sur le sens de l’activité humaine, l’économie, la production et l’organisation sociale. Elles interrogent les effets de la recherche et du progrès scientifique, mais aussi le contrôle que l’homme exerce sur son environnement et sa volonté de transformer la matière. Entre 2006 et 2015, Ali Kazma développe deux séries de vidéos, intitulées « Obstruction » et « Resistance », qui explorent l’univers de la production industrielle, artisanale et artistique, constituant une immense archive du monde du travail contemporain. Souvent présentées sous forme d’installations, ses vidéos happent le spectateur par leur intensité et leur rythme : répétition, précision, bruit des machines et sons des outils, concentration des protagonistes. Le passage du temps est au centre des préoccupations d’Ali Kazma, qui s’est également intéressé aux lieux en tant que témoins de la présence humaine, aux traces des corps et des objets.
Les travaux rassemblés dans cette exposition, incluant plusieurs nouvelles vidéos, renvoient à la nécessité pour l’artiste de résister à l’uniformisation des valeurs et au nivellement des différences dans le contexte actuel de la globalisation.

Axes de travail
— Images en mouvement et temporalités.
— Activités humaines et environnements professionnels.
— Corps et gestes, mouvement et énergie.
— Rythme, montage et mixage.
— Archive, archéologie et mémoire.


RAOUL HAUSMANN
6 février – 20 mai 2018

L’œuvre photographique de Raoul Hausmann (Vienne, 1886-Limoges, 1971) est restée longtemps méconnue. La postérité a retenu le rôle majeur de l’artiste au sein de Dada Berlin, les assemblages, les collages, les photomontages et les poèmes phonétiques, quand les vicissitudes de l’histoire ont effacé cette autre facette de son rayonnement.
À partir de 1927, la pratique photographique constitue pour Hausmann la clé de voûte d’une pensée globale foisonnante. L’atmosphère de Berlin lui semblant de plus en plus oppressante, il séjourne dans de petits villages de bord de mer et photographie le sable, l’écume, les tourbières, des corps nus, les courbes des dunes, les brins d’herbe, l’anodin qui s’impose dans un éblouissement. Son attention se porte aussi sur des objets du quotidien, qu’il transforme en flux de lumière, dans des expérimentations qu’il nomme « mélanographies ». Lorsqu’il quitte l’Allemagne en 1933 et arrive à Ibiza, sa pratique évolue. Fasciné par les maisons paysannes en forme de cubes blancs, il réalise l’inventaire de ces « architectures sans architecte » et la photographie vient alors soutenir une étude anthropologique de l’habitat vernaculaire. Hausmann réalise encore des portraits des habitants, tout en continuant son travail sur les formes du végétal.

Axes de travail
— Médium photographique et perception visuelle.
— Contrastes de formes et de matériaux.
— Corps, architecture et paysage.
— Images, fragments et montages.
— Images, fragments et montages.


SUSAN MEISELAS
6 février – 20 mai 2018

Susan Meiselas (née à Baltimore en 1948) publie son premier livre de photographies en 1976 et rejoint l’agence Magnum Photos. Particulièrement connue pour ses reportages sur la révolution au Nicaragua et les questions relatives aux droits de l’homme en Amérique Latine, elle développe de vastes projets intégrant la complexité des sujets et des contextes dans sa réflexion. L’approche de Susan Meiselas est fonction des personnes photographiées, de la communauté à laquelle elles appartiennent comme de leur ancrage territorial et politique. Sa manière d’exposer fait également partie intégrante de son processus de création. Celui-ci est souvent composé de plusieurs parties et de différents médiums, chaque « strate » ajoutant un niveau de signification. Pour Susan Meiselas, le spectateur devrait être en mesure de comprendre pourquoi l’image a été prise.
L’exposition propose une sélection d’œuvres des années 1970 à aujourd’hui, révélant l’approche exigeante de Susan Meiselas face aux motifs sous-jacents de la production de photographies. De quelle manière les préoccupations de l’image concernent le sujet autant que le photographe ? Comment ces images peuvent-elles jouer un rôle dans le photojournalisme et dans la société ?

Axes de travail
— Arts et médias, photojournalisme et documentaire.
— Exploration des territoires, représentation des conflits.
— Relations à l’événement, histoires et témoignages.
— Modalités de réalisation et présentation des images.
— Collecte et appropriation des images d’archives.


Les activités éducatives du Jeu de Paume
bénéficient du concours de


Neuflize OBC,
mécène privilégié du Jeu de Paume


et d'Olympus France,
Document PDF téléchargeable