Jeu de Paume / Orangerie
Des jumeaux dans le jardin des Tuileries : histoire et actualité. Visite croisée à l'occasion des Journées européennes du patrimoine
le 16 septembre 2017
14h30 - 16h00
Concorde, Paris

À l’occasion des 34e Journées européennes du patrimoine, le Jeu de Paume et le musée de l’Orangerie s’associent pour proposer de nouveaux rendez-vous de visites croisées. L’occasion de découvrir ou redécouvrir ces deux institutions emblématiques du jardin des Tuileries et les liens qui les unissent.

Dans le dessin du jardin des Tuileries commandé par Catherine de Médicis à Philibert Delorme, les limites du jardin suivent celles de Paris. Le Nôtre crée ensuite des terrasses triangulaires qui s’orientent vers l’Ouest, dans la perspective de l’extension de la capitale. Suite à la construction de la place Louis XV (future place de la Concorde), les terrasses triangulaires de Le Nôtre constituent le socle en angle droit sur lequel se posent les bâtiments de l’Orangerie et du Jeu de Paume.

Le bâtiment sur la « terrasse du bord de l’eau » est construit en 1852 pour abriter les orangers du jardin des Tuileries auparavant entreposés au palais du Louvre durant l’hiver. Le bâtiment du Jeu de Paume est édifié à l'angle nord-ouest du jardin en 1861 sous le règne de Napoléon III, afin d'abriter des courts de jeu de paume (ancêtre du tennis), tout en reprenant le plan de l'orangerie et devenant ainsi son pendant.
À partir de 1909, le Jeu de Paume devient une galerie d’exposition d’œuvres d’art et en 1922 une annexe du Musée du Luxembourg destinée à la présentation des écoles étrangères contemporaines. La même année, côté Orangerie, la donation de l’ensemble monumental des Nymphéas de Claude Monet à l’État est formalisée et des travaux sont entrepris pour leur installation spécifique dans ce lieu. Les deux salles ovales dédiées à ce vaste projet pictural sont ouvertes au public en 1927 et l’ensemble du bâtiment constitue le Musée national de l’Orangerie des Tuileries, également rattaché au Musée du Luxembourg.
Dans les années 1970, la collection Walter-Guillaume acheté par l’État en 1959, prend place dans un étage construit à l’intérieur du bâtiment. Ce n’est que le début des transformations respectives et des aménagements de ces deux bâtiments qui vont accueillir des expositions temporaires et des collections prestigieuses tout au long de leur histoire.

Aujourd’hui, le Musée de l’Orangerie est un lieu exceptionnel pour la création artistique des premières décennies du XXe siècle et le Jeu de Paume un centre d’art de référence dédié aux pratiques de l’image au XXe et au XXIe siècles. Le dialogue se poursuit ainsi et se renouvelle entre les contenus de ces deux institutions, au travers des échanges entre peinture et photographie qui caractérisent les mutations esthétiques de l’art moderne.



Le samedi 16 septembre, deux visites gratuites à 14h30 et à 16h30 (durée 1h30). Le départ se fera du musée de l’Orangerie.

Inscription conseillée dans la limite des places disponibles : information@musee-orangerie.fr / 01 44 50 43 01

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