"Le corps n’est pas ce que l’on croit"
Projection de l'œuvre de Vasco Araújo, Far de Donna,
suivie d'une conférence de Pierre Bruno, psychanalyste,
le 25 octobre 2008
11h00 - 12h00
Concorde, Paris


J’ai choisi ce titre à cause du principe d’incertitude du sexe qui nous constitue, chacun, chacune, et qui traverse les œuvres de Vasco Araújo. Selon ce principe, un corps ne peut être ce que l'on croit, une forme se mouvant et se comportant dans l'espace, éventuellement visible dans un miroir ou chiffrée dans une formule chromosomique. Le corps est pluriel. Composé "d'hétéronymes" comme le dit Vasco Araújo à propos du moi : la voix, le regard, le squelette, le corps d'avant (l'enfant), le corps d'après (le vieillard, le cadavre), le fœtus et ce désir-mystère d'avant l'embryon. Ce sont les éléments corporels d'un ensemble qui reste ouvert. Seul le temps, lui-même impensable, incarne cette non-substance du corps, en la tressant de cordes langagières, textes lus ou écrits.

L’œuvre de Vasco Araújo nous introduit à ce mi-lieu étrange, toujours poignant. Il culmine dans la pièce où le chant du fils naît de la mutité maternelle. "Far de donna", "loin de la femme", puisque la femme nous a créés pour ensuite disparaître en nous. [...]


À l'auditorium Concorde, projection et conférence gratuites sur présentation du billet d'entrée, le samedi 25 octobre à 11 heures.

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