PROGRAMME RENÉE GREEN
du 8 mars au 30 mars 2008





"Le rêve de l’artiste et du spectateur" / Renée Green
Programme de conférences et de films, réalisé
grâce aux recherches de l’historienne d’art Elvan Zabunyan.




> le samedi 8 mars à 19 h
Projection de Partially Buried et Partially Buried Continued, précédée d’une conférence de Elvan Zabunyan sur l’œuvre de Renée Green


> le dimanche 9 mars à 17h
Projection de Partially Buried et Partially Buried Continued

PARTIALLY BURIED
1996, 20 mn
Partially Buried se construit comme un réseau de traces généalogiques, qui a pour point de départ la notion de "sites de la mémoire", et s’appuie notamment sur l’œuvre in-situ de Robert Smithson Partially Buried Woodshed réalisée en 1970, sur le campus de l’Université de l’État de Kent, au moment où les manifestations étudiantes sont violemment réprimées par la police.
À la même époque, la mère de l’artiste est étudiante à Kent. Mêlant expérience subjective et références historiques, Renée Green pose son regard sur une période phare de l’histoire de l’art et de l’histoire américaine, en s’interrogeant sur les modalités de l’interprétation du passé et de ces fameuses années 1970.


PARTIALLY BURIED CONTINUED
1997, 36 mn
Partially Buried Continued est une méditation sur la manière de créer des associations entre Histoire, lieu et généalogie, en rendant difficile la perception de la différence entre l’Histoire et la fiction. La façon dont la photographie et la mémoire peuvent être articulées, ainsi que les différences entre la mémoire comme processus actif et le souvenir comme acte de mémorisation, sont explorées à travers la figure de la réalisatrice qui voyage entre la Corée, Berlin, l’Ohio, dans les années 1950, 1970 ou 1990 et qui tente de négocier son propre présent, au regard de ce qui l’a précédé.



> le mardi 11 mars à 19h
Projection de Wavelinks: Activism and Sound et Wavelinks: A Different Reality, présentée par E. Zabunyan

WAVELINKS: ACTIVISM AND SOUND
2002, 49 mn
WAVELINKS: A DIFFERENT REALITY
2002, 28 mn
Wavelinks est une œuvre vidéo en devenir ,commencée en 1999, qui explore et examine les nombreuses relations que les gens établissent avec le son. Sous sa forme première, en 2002, l’œuvre consistait en une série de sept vidéos, dont l’objet est la musique électronique et les diverses interprétations de ce terme par des personnalités qui produisent, écrivent sur, ou écoutent cette musique. Les vidéos mêlent narrations thématiques et récit subjectif. Seront montrées dans ce programme deux vidéos de cette série.



> le dimanche 16 mars à 17h
Projection de Some Chance Operations


> le mardi 18 mars à 19h
Projection de Some Chance Operations, précédée d’une rencontre avec Renée Green et Elvan Zabunyan

SOME CHANCE OPERATIONS
1999, 36 mn
Tournée à Naples, Vienne et New York, Some Chance Operations explore la question de l’archive, ici celle du film, comme forme d’une mémoire instable qui peut disparaître à tout moment.
L’Histoire et sa fabrication sont pensées, notamment, à travers l’exemple de la cinéaste Elvira Notari, qui possédait une société de production de films à Naples entre 1906 et 1930. Alors qu’elle a réalisé plus de soixante films de fiction, très populaires et largement diffusés en Italie et à New York à la demande d’Immigrés italiens, seuls trois de ces films subsistent aujourd’hui.
Some Chance Operations questionne le processus de la mémoire. Comment se souvient-on ? pourrait être la question centrale de la vidéo. Liant le projet à la ville de Naples, la méditation de l’artiste est accompagnée du témoignage de personnes qui s’interrogent sur la façon dont la mémoire s’appuie sur les mots, les sons, les sensations et les images.



> le mardi 25 mars à 19h
Projection de Elsewhere?, Here Until October et Climates and Paradoxes
Présentation et conclusion de ce premier volet par Elvan Zabunyan


> le dimanche 30 mars à 17h
Projection de Elsewhere?, Here Until October et Climates and Paradoxes

ELSEWHERE?
2002, 15 mn (extrait du film de 53 mn)
Systèmes des rêves, géométrie, folies de jardins, musique de gamelan (ensemble instrumental traditionnel indonésien composé principalement de percussions), paysages imaginaires, expositions d’art, habitations standardisées, maisons octogonales, sons exquis… Les gens ont-ils de tous temps toujours imaginés des mondes meilleurs ? Systèmes existants, systèmes utopiques et rappel historique sont activés et superposés de façon onirique dans Elsewhere.


HERE UNTIL OCTOBER 2004
36 mn
Réalisée à l’aube des élections présidentielles américaines de 2004, cette vidéo se veut un essai filmique. À partir d’un montage d’extraits filmés dans différents lieux aux États-Unis et en Europe, l’artiste fait la chronique des différentes manières de vivre, "ici, sur cette terre", en particulier après son retour aux États-Unis, alors qu'elle a séjourné et travaillé cinq ans à Vienne.
La lourde atmosphère politique liée à la guerre menée par les Américains en Irak, le choc culturel en découvrant la Californie du Sud, la résistance aux médias, autant de sentiments qui accompagnent, en l’anticipant de façon tendue, la réalité du pays à l’automne 2004. En contrepoint de cette analyse : les mots du poète Czeslaw Milosz, lui aussi devenu, à une autre époque, résident californien.


CLIMATES AND PARADOXES
2005, 41 mn
En 2005, le fait de résider dans une habitation berlinoise des années 1970, révèle des affinités pour le passé et le présent.
Dans le cadre de la célébration du centième anniversaire de l'invention de la théorie de la relativité, par Albert Einstein, une autre vision de la vie et de l’époque du scientifique est donnée à voir, en s'appuyant sur sa relation à différents pays.
En fouillant le passé du 123 Kufürstenstrasse, des histoires jaillissent à la surface et se mêlent au Berlin d’aujourd’hui, en perpétuelle reconstruction.