Le Geste, la machine et le Smartphone / 1
Formes et conditions de travail dans l’actualité
le 08 mars 2016
19h00 - 21h00
Jeu de Paume, Paris

En parallèle à l’exposition « François Kollar. Un ouvrier du regard », le Jeu de Paume propose de revisiter les formes et les conditions du travail dans le monde contemporain à travers de trois films récents réalisés par des jeunes cinéastes.

En 1931 François Kollar réalise La France travaille, une collection de fascicules illustrés par ses photographies du monde du travail : industrie, agriculture et artisanat. Cette collection constitue une archive d’images des ouvrières et ouvriers de France ainsi que des lieux de travail pendant la première moitié des années 1930.
Pour rebondir sur cette thématique, cette séance, ainsi que celle du 15 mars, proposent une approche de l’univers du travail au XXI siècle. Les films sélectionnés mettent en exergue les gestes manuels, l’action des machines ainsi que la dématérialisation des formes du travail par l’avènement des outils numériques et le réseau internet.


Mardi 8 mars à 19 heures
After the Bell d’Emma Charles (Grand Bretagne, 2009, 3’48’’, sonore). Première en France.
Fragments on Machines d’Emma Charles (Grand Bretagne, 2013, 17’, vo st fr).
A TRAMA E O CÍRCULO (The Mesh and the Circle) de Mariana Calo et Francisco Queimadela, (Portugal/Italie, 2014, 35’, vo st ang.). Première à Paris.

Séance présentée par Emma Charles.


Cette première séance présente trois films qui traitent des formes visibles et invisibles que peut prendre le travail en tant qu’activité humaine productive et créatrice.
After de Bell, réalisé par l’artiste britannique Emma Charles, est un terme financier utilisé couramment par les courtiers pour designer ce qui se passe après la fermeture de la bourse. Dans cette vidéo il fait référence aux employés de nuit qui travaillent dans les bureaux quand les marchés financiers sont fermés. Tourné dans le quartier financier de Londres, elle propose un regard de l’invisible et le marginal.

Fragments on Machines révèle le cadre physique et l'importance d’Internet, un vaste réseau souvent pensé uniquement en termes immatériels. Le film observe l’évolution de l’architecture dans la city de New York pour faciliter l’installation des infrastructures d’internet le plus souvent situées dans les gratte-ciels historiques. Cette œuvre évoque aussi la matérialité et l’immatérialité du travail contemporain à l’ère du capitalisme financier post-industriel.

A TRAMA E O CÍRCULO. À travers témoignages visuels de différents métiers et activités ludiques, le film des réalisateurs portugais Mariana Calo et Francisco Queimadela semble revendiquer de manière poétique la sensibilité des gestes manuels et l’expérience de la transformation de la matière. Comme le titre l’indique, le film propose une série de connexions et d’interactions symboliques entre le travail, la magie, le plaisir et des formes géométriques.


Programmation : Marta Ponsa Salvador.

À l'auditorium du Jeu de Paume, entrée : 3 euros ou accès libre sur présentation du billet d'entrée aux expositions, valable uniquement le jour même.

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