Eli Lotar et le Surréalisme, Violons d’Ingres de Jacques-Bernard Brunius
Avec les interventions d’Eric Le Roy, Grégory Cingal et Damarice Amao
le 07 mars 2017
19h00 - 21h00
Concorde, Paris

« Il existe, dans la vie et l’œuvre d’Eli Lotar, une importante dimension poétique qui est liée à un besoin constitutif d’engagement social et, dans une certaine mesure, politique. C’est à travers son travail de photographe et ses diverses expériences auprès des plus remarquables cinéastes de l’avant-garde européenne et des mouvements surréaliste et documentaires des années 1930 que Lotar élabore son vocabulaire artistique.
Ses cadrages originaux, sa sensibilité à la lumière ainsi que la forme et la poésie personnelle de son regard trouveront à s’employer dans de nombreux projets. Il est difficile de cerner sa contribution exacte à chaque film puisque le cinéma est une création collective, mais il est évident que Lotar est un excellent opérateur. » (Pia Viewing, extrait du catalogue de l’exposition)

Violons d’Ingres (1937, 30’) fait partie de l’un de ces exemples de collaboration entre Lotar et les cinéastes, au sein du mouvement surréaliste.

Dans ce film, Jacques-Bernard Brunius rend hommage aux inventeurs du dimanche, aux adultes restés fidèles aux « rêveries de l'enfance », à travers quelques-uns des plus étonnants représentants de ce que Dubuffet appellera l'art brut. Des hommes et des femmes qui parfois très loin de leurs activités professionnelles consacrent la majorité de leur temps de loisir à assouvir leur passion créative. Entre autres mérites, Brunius a fait découvrir le Palais idéal du Facteur Cheval à André Breton et à d'autres surréalistes. Ce Parisien, proche de la nébuleuse surréaliste, installé à Londres à partir de 1940 est l'auteur de très nombreux articles et d'un essai remarqué : En marge du cinéma français.

Éric Le Roy travaille au CNC. Il est historien du cinéma et connaisseur de l’œuvre cinématographique de Brunius. Il nous entretient sur le cinéma de Brunius, son lien avec le mouvement surréaliste, la photographe Denise Bellon et Lotar.
À sa suite, Grégory Cingal, directeur de l’ouvrage Jacques-B. Brunius. Dans l’ombre où les regards se nouent, propose au public une intervention axée sur les nombreux écrits de cet artiste engagé.


Projection et rencontre, le mardi 7 mars de 19 heures à 21 heures à l’auditorium du Jeu de Paume. Avec les interventions d’Éric Le Roy, historien du cinéma, Grégory Cingal, directeur de l’ouvrage Jacques-B. Brunius. Dans l’ombre où les regards se nouent et Damarice Amao, commissaire de l'exposition « Eli Lotar (1905 - 1969) ».
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Renseignements : infoauditorium@jeudepaume.org

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